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Bonjour,
Le cannabis est pour moi un problème, non par ma consommation qui est inexistante mais par la consommation des autres. En effet, depuis petite, je suis très proche de mon grand-frère qui a quatre ans de plus que moi (j'ai aujourd'hui vingt ans et lui en a donc à présent vingt-quatre). Nous avons passé notre enfance en se soutenant l'un l'autre, en discutant énormément, en se racontant nos joies et nos peines... Et ce jusqu'à ce qu'il se mette à fumer du cannabis à l'âge, me semble-t-il de quinze ans. Il s'est alors éloigné de moi, s'éloigner de tout, ma souffrance était sans pareil lorsqu'il rentrait à la maison défoncé et qu'il s'enfermait dans sa chambre sans m'adresser un seul mot, sans me lancer un seul regard... J'était visiblement la seule à la maison à m'inquiéter de cet état léthargique dans lequel il était constamment plongé... Jusqu'à ce que ses résultats scolaires ainsi que son comportement à l'école alerte enfin mes parents... Mais ceci n'a fait qu'empirer les choses, ses résultats plongeaient, il y a eu plusieurs changements d'école, de changements d'orientation, l'ambiance à la maison devenait insoutenable, et le cinquième enfant qui arriva à la maison dans cette période a fini de détériorer les relations entre mon frère et... le reste du monde...
Ceci à abouti à une fugue de la part de mon frère, sa consommation de cannabis a entraîné une arrestation et une fouille entière de notre maison, ainsi qu'à une hospitalisation dans un hôpital psychiatrique pour jeunes en difficultés...
Après cette descente aux enfers une formation a été entreprise, et enfin terminée mais le cannabis était toujours présent, comme une fêlure...
Maintenant ce frère tant aimé et tant haït est endetté et plane dans une sphère de déni grâce (ou à cause) de cette drogue ainsi que de l'alcool... Sans travail et sans vrais amis...
Je me rend bien compte que le cannabis n'est probablement que la cause d'une fêlure bien plus profonde, probablement prenant racine bien plus tôt dans son enfance.
Aujourd'hui je suis confrontée au cannabis par l'intermédiaire de mes amies qui, malgré le fait qu'elles m'aient connues lorsque je souffrait atrocement, elles ont remarqué que le cannabis pouvait dévaster une famille, des vies... Toujours comme les deux doigts de la main, nous étions trois amies qui ont été réunies par le sport, et aujourd'hui, à cause de leurs fréquentations, elle fument du cannabis, sans même que ça les dérange que ce soit lors de mon anniversaire... Elles se demandent même ce qui me dérange... Je me demande aujourd'hui si nos horizons ne se sont pas un peu trop éloignés, ne devrais-je pas me détacher de ces personnes pour me faire de nouveaux (nouvelles) ami(e)s qui respecteraient au moins mes opinions sans que je sois la seule exclue qui ne fume pas de joints et qui refuse absolument de fumer cette substance. Ou suis-je trop sévère quant à la consommation occasionnelle semble-t-il de cannabis?
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